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Entrainement des équipes de robots de l’armée israelienne

robotbuzz.fr - israeli robot squad [1]

A l’école de l’armée israélienne contre le terrorisme, une équipe de vétérans contribue à former quelques-unes des équipes d’infanterie spécialement dédiées à l’utilisation de petits robots pour le combat. A la base d’Adam Mitkan près de Tel-Aviv, le major David Patt et le second Lieutenant Niv Pe’er enseignent aux troupes israéliennes les meilleures façons d’utiliser des petits robots pour le combat urbain.
Une chose que Patt et Pe’er ont apprise, c’est qu’il est préférable d’avoir des soldats dont la seule tâche est de gérer les robots pour leur peloton, de la même façon que chaque peloton a des opérateurs spécialisés radio, des mitrailleurs et des gestionnaires de missiles.
La formation fonctionne comme cela :
Les robots arrivent à l’unité Niv dans l’école de CT, où ils sont testés sur place. L’unité Niv effectue ensuite des missions [de combat] avec les robots pour des tests supplémentaires. Une fois que le robot a réussi ces épreuves, il est intégré dans l’école de CT, où David et Niv écrivent un curriculum pour l’utiliser sur le terrain. Puis les unités des forces spéciales, qui passent beaucoup de temps à Mitkan Adam, l’essayent à leur tour, et font leurs propres commentaires… à Niv. Enfin, Niv diffuse les nouveaux protocoles pour l’utilisation des robots pour le reste des forces terrestres.

Une large gamme de petits robots subissent ce traitement, y compris les Eyeball jetables [2] du précédent article sur RobotBuzz. D’autres sont des petits robots à chenilles, des bots « adhésifs » qui peuvent être collés au mur pour un repérage silencieux, et même une caméra robotique qui se balance à la pointe d’une flèche que vous tirez de votre fusil.
Une des plus grandes responsabilités de David Patt et de Niv Pe’er consiste à trouver les vraies limites d’un nouveau robot, afin qu’ils puissent concevoir des tactiques efficaces.
Un autre problème est la réticence des soldats de se faire assurer leurs arrières par des robots. La clé ici, est de réaliser des robots extrêmement conviviaux, user-friendly. Pe’er a déclaré que l’école contre le terrorisme recommandait à l’ODF de donner à tous ses robots des commandes tactiles sur un écran, au lieu de joysticks. « Quand le commandant demande à voir ce qu’il ya derrière cette porte, l’opérateur n’a pas à penser « aller de l’avant, puis tournez à gauche »- il montre juste à la porte ».

[Traduit et adapté de BotJunkie [3]]